• Chapitres de livre,  Livres

    COVID-19. Le regard des sciences sociales

    Les sciences sociales analysent les défis que pose le COVID-19 en les insérant dans les dynamiques de nos sociétés. Avec le recul qui les caractérise, ces sciences sont particulièrement adaptées pour comprendre les dynamiques sociales, économiques et politiques d’une maladie qui, pour certain·es, a les traits du diable, et pour d’autres, ceux d’une banale grippe. Ce livre décrypte comment les individus, les organisations et les communautés font face, souffrent et réagissent au COVID-19. 27 chercheur·ses s’y penchent et proposent un ensemble d’éclairages inédits.

    Contenu

    Table des matières

    Éditeurs

    Fiorenza Gamba est professeure de sociologie des pratiques culturelles et de la communication à l’Université de Sassari et chercheuse à l’Institut de recherche sociologique de l’Université de Genève.

    Marco Nardone est chercheur en histoire sociale et sociologie à l’Université de Genève.

    Toni Ricciardi est historien des migrations et chercheur à l’Institut de recherche sociologique de l’Université de Genève.

    Sandro Cattacin est professeur de sociologie à l’Université de Genève spécialisé dans les domaines de la santé, de la migration et de la ville.

    Auteurs

    Thomas Abel, Antonio Abellan Garcia, Mathilde Bourrier, Jean-Michel Bonvin, Claudine Burton-Jeangros, Sandro Cattacin, Nicola Cianferoni, Ruxandra Oana Ciobanu, Bernard Debarbieux, Vera de Bel, Maxime Felder, Fiorenza Gamba, Olga Ganjour, Myriam Girardin, Marco Nardone, Michel Oris, Loïc Pignolo, Rogelio Pujol Rodriguez, Diego Ramiro Farinas, Toni Ricciardi, Emilie Rosenstein, Marlyne Sahakian, Sébastien Salerno, Daniel Stoecklin, Philippe Wanner, Eric D. Widmer, Marie-Eve Zufferey.

    ISBN 978-2-88351-098-2
    Editions Seismo, Zurich et Genève, 2020, 335 pages.

    Commande

  • Conférences

    Conférences annulées

    En raison du contexte d’aggravation de la situation sanitaire avec la propagation de la pandémie Coronavirus Covid-19, les conférences suivantes organisées dans le cadre de la promotion de mon livre seront reportées ultérieurement:

    • Quel avenir pour le personnel de vente en Suisse? – Débat organisé par le POP Vaud initialement prévu le 16 mars 2020, 19h, à Lausanne.
    • Présentation de mon livre à l’assemblée du groupe vente d’Unia à Genève – initialement prévue le 23 mars 2020, 19h30, à Genève.
    • Vernissage autour de mon livre à la librairie du Boulevard – initialement prévu le 23 avril 2020, 18h00, avec la participation d’Alessandro Pelizzari (secrétaire régional d’Unia Genève).
    • Conférence à la Scuola universitaria professionale della Svizzera italiana (SUPSI) pour présenter mon livre aux étudiant·e·s en travail social – initialement prévue le 27 avril 2020.

    Je ferai tout mon possible pour reporter l’organisation de ces différentes activités lorsque les conditions sanitaires le permettront.

  • Articles de revue,  Travaux de recherche

    L’enregistrement simplifié du temps de travail doit être mieux encadré

    Certains actifs bénéficient d’un régime dérogatoire en matière d’enregistrement du temps de travail. Une étude montre qu’ils sont davantage concernés par des horaires longs et atypiques, rendant la conciliation entre travail et famille difficile. C’est ce que montre l’article paru en français et en allemand dans le numéro 11/92 de la revue La Vie économique / Die Volkswirtschaft éditée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO).

    Résumé

    Un dispositif légal plus souple existe depuis 2016 en matière d’enregistrement du temps de travail. Lors de la révision de l’ordonnance 1 de la loi sur le travail (OLT 1), le Conseil fédéral a en effet décidé, en accord avec les partenaires sociaux, d’instituer un régime dérogatoire encadré par deux nouvelles dispositions. Tout d’abord, l’article 73a OLT 1 prévoit désormais la possibilité de ne plus enregistrer le temps de travail pour les travailleurs touchant un salaire brut annuel supérieur à 120 000 francs et disposant d’une grande autonomie dans l’organisation de leur travail, y compris dans l’aménagement de leurs horaires. D’autre part, l’article 73b OLT 1 prévoit la possibilité d’enregistrer uniquement la durée totale du travail quotidien pour les travailleurs disposant d’une autonomie significative en matière d’horaires de travail. Il importe cependant que l’esprit de la loi sur le travail (LTr) soit respecté en ce qui concerne la protection de la santé des travailleurs.

    Bonvin, J.-M., Cianferoni, N., & Kempeneers, P. (2019). L’enregistrement du temps de travail doit être mieux encadré. La Vie Économique, 11, 53–55. Cite Download

    Zusammenfassung

    Seit 2016 besteht ein flexiblerer gesetzlicher Rahmen für die Arbeitszeiterfassung. Bei der Revision der Verordnung 1 zum Arbeitsgesetz (ArGV 1) hat der Bundesrat im Einvernehmen mit den Sozialpartnern beschlossen, eine Ausnahmeregelung mit zwei neuen Bestimmungen einzuführen. Zum einen ist in Artikel 73a nun die Möglichkeit vorgesehen, auf die Arbeitszeiterfassung zu verzichten, sofern die betroffenen Arbeitnehmenden ein Bruttojahreseinkommen von mehr als 120’000 Franken beziehen und bei ihrer Arbeit über grosse Autonomie verfügen, einschliesslich bei der Festlegung ihrer Arbeitszeiten. Zum anderen kann gemäss Artikel 73b für Arbeitnehmende, die ihre Arbeitszeiten zu einem erheblichen Teil selber festlegen können, ausschliesslich die geleistete tägliche Arbeitszeit erfasst werden. Dabei gilt jedoch: Der Gesundheitsschutz der Beschäftigten muss dem Sinn und Geist des Arbeitsgesetzes (ArG) Rechnung tragen.

    Bonvin, J.-M., Cianferoni, N., & Kempeneers, P. (2019). Vereinfachte Arbeitszeiterfassung besser umsetzen und kontrollieren. La Vie Économique, 11, 53–55. Cite Download
  • Livres

    Journée de travail: le grand bon en arrière?

    Le sociologue Nicola Cianferoni a étudié l’organisation du travail au sein de deux géants de la grande distribution. Il y perçoit les signes d’une rupture historique: l’amorce d’une tendance à l’allongement du temps de labeur.

    Interview paru dans l’hebdomadaire Services publics le 17.1.2020.

    Par Guy Zurkinden

    Le secteur que vous étudiez est soumis à un profond chamboulement…

    Nicola Cianferoni – La grande distribution s’est fortement développée au lendemain de la 2e Guerre Mondiale dans un contexte de croissance démographique, d’urbanisation et de hausse du pouvoir d’achat. Aujourd’hui, elle est confrontée à un chiffre d’affaires qui stagne et à une concurrence qui s’exacerbe avec l’essor du commerce en ligne, l’arrivée des hard discounts, les nouvelles habitudes des consommateurs, etc. Les marges sont donc sous pression. Dans un magasin, 80% des coûts sont liés au personnel. Pour maintenir la rentabilité, les directions diminuent le nombre d’emplois et changent l’organisation du travail. Elles exigent plus de flexibilité en favorisant l’engagement à temps partiel, en introduisant la polyvalence (pour assurer le remplacement des collègues) et en annualisant les horaires de travail. Tout ceci a pour but d’ajuster au plus près la main-d’œuvre aux flux de marchandises et de clients.

  • Colloques,  Conférences

    Gig economy: workshop & keynote, 13 December 2019, University of Geneva

    New business models are resulting from the digital transformation and revolutionizing the world of work. The gig economy has profound implications for social dialogue and workers’ protection. While some see gigging as a way into regular employment for the hard-to-employ, others portend a pessimistic future of workers with little or no income-security protections. The Swiss Network for International Studies (SNIS) funded a research project aimed to generate a better understanding of how the gig economy is transforming social dialogue and workers’ protection. The research tackles several questions in the perspective of the ILO Decent Work Agenda. What are the implications of the gig economy for employment arrangements, social protection, and for social dialogue and labour relations in different sectors and countries? How can the technological and managerial innovation of the gig economy be managed and enhanced to ensure it delivers a measure of security and social protection to the workers? What should be the role of social dialogue and the social partners in shaping developments in the gig economy and ensuring decent work for gig workers?

    In this final conference all research teams involved in the project – in Switzerland, Germany, Greece and United Kingdom – will present and discuss the results of their fieldwork with recognized international experts and the audience in general.

    This project is founded by the Swiss Network for International Studies (SNIS).
  • Conferences

    Gig economy: workshop – keynote, 13 December 2019, University of Geneva

    New business models are resulting from the digital transformation and revolutionizing the world of work. The gig economy has profound implications for social dialogue and workers’ protection. While some see gigging as a way into regular employment for the hard-to-employ, others portend a pessimistic future of workers with little or no income-security protections. The Swiss Network for International Studies (SNIS) funded a research project aimed to generate a better understanding of how the gig economy is transforming social dialogue and workers’ protection. The research tackles several questions in the perspective of the ILO Decent Work Agenda. What are the implications of the gig economy for employment arrangements, social protection, and for social dialogue and labour relations in different sectors and countries? How can the technological and managerial innovation of the gig economy be managed and enhanced to ensure it delivers a measure of security and social protection to the workers? What should be the role of social dialogue and the social partners in shaping developments in the gig economy and ensuring decent work for gig workers?

    In this final conference all research teams involved in the project – in Switzerland, Germany, Greece and United Kingdom – will present and discuss the results of their fieldwork with recognized international experts and the audience in general.

    This project is founded by the Swiss Network for International Studies (SNIS).
  • Interviews,  Livres

    L’orario tornerà un tema sociale

    Area. Quindicinale di critica sociale et del lavoro. 6.12.2019

    Il sociologo Cianferoni analizza la scomparsa della discussione collettiva sulla durata della giornata lavorativa, che si è notevolmente allungata.

    Intervista condotta da Francesco Bonsaver

    Nicola Cianferoni, dal suo libro s’intuisce che le persone sottoposte a un’estensione del tempo di lavoro, la subiscono passivamente, considerandola persino come scelta personale.

    Definire scelte individuali delle situazioni imposte dal funzionamento collettivo della società, è uno dei risultati flagranti dell’inchiesta. La vera domanda è: perché? Intravvedo tre possibili risposte. La prima è legata all’impostazione della gestione del personale iniziata negli anni ’80, cioè da quando è stata completamente individualizzata la relazione lavorativa. Il dipendente è valutato singolarmente, gli si pongono degli obiettivi individuali da raggiungere, in base ai quali sarà poi misurata la sua performance. Eppure nella grande distribuzione il lavoro rimane fondamentalmente collettivo. Al centro dell’attenzione dell’azienda, vi è la cifra d’affari della filiale, ottenuta dal collettivo di lavoratori. In secondo luogo, l’impostazione ideologica dominante nella società è orientata nella narrazione che siano solo le scelte individuali a risultare determinanti, facendo totalmente astrazione del contesto sociale in cui l’individuo è inserito. Infine, la scomparsa del movimento operaio che consentiva all’individuo di sentirsi parte di una classe sociale, identificandola in condizioni di vita o di lavoro molto simili. L’attuale individualizzazione è estrema. Essa porta ad esempio il lavoratore a sentirsi in colpa quando è in malattia e i colleghi arrabbiarsi con l’assente, al posto d’interrogarsi sulla carenza di effettivi. Oppure, nel caso dei quadri intermedi, quest’ultimi ritengono sia una loro scelta quella di lavorare molte ore, privandosi del tempo per stare coi figli. Tuttavia, anche in questo caso, la riproduzione della divisione per genere dei ruoli familiari è spesso imposta dal sistema organizzativo del lavoro, il quale è di responsabilità collettiva, non individuale.

  • Colloques,  Conférences

    Les effets et enjeux de la numérisation des territoires, des professions et du travail

    Lundi 18 novembre 2019, 14h00-18h00, Institut de sociologie, Université de Neuchâtel

    La numérisation croissante de nos sociétés affecte un nombre croissant d’activités et de professions. La manière de consommer, de voyager, de travailler, de consulter des informations sur l’actualité, de prendre part au débat public et de s’adresser aux organisations a profondément évolué au cours des vingt dernières années. L’ampleur des changements en cours est considérable. Les plateformes numériques et leurs algorithmes reconfigurent les marchés, les relations des entreprises à leurs clientèles et des pouvoirs publics aux citoyens et citoyennes. Les notions d’économie du partage (sharing economy), d’économie à la tâche (gig economy) ou encore d’ubérisation tendent à entrer dans le langage courant. Ces changements et les enjeux qu’ils soulèvent génèrent un intérêt grandissant des chercheurs et chercheuses en sciences sociales, politiques économiques ainsi qu’en droit, et constituent désormais un domaine de recherche foisonnant.

    Cette journée d’étude vise à rassembler quelques spécialistes de la numérisation des territoires, des professions et du travail, pour prendre connaissance des résultats de leurs travaux, échanger avec eux et nourrir une réflexion collective.

    Conférence

    • Algorithmes et régulation des territoires (Maxime Crépel, SciencesPo MédiaLab)

    Workshop

    • Les enjeux du management algorithmique (Luca Perrig, UNIGE)
    • Intelligence artificielle et droit social (Aurélien Witzig, UNINE et UNIGE)
    • L’innovation numérique dans une grande redaction (Marie Rumignani, UNINE)

    Comité d’organisation

    • Philip Balsiger (UNINE)
    • Nicola Cianferoni (UNINE)
    • Thomas Jammet (UNINE)
    • Muriel Surdez (UNIFR)
  • Interviews,  Livres

    Travailleurs compressés

    Cet entretien est paru dans le supplément Indices du quotidien L’Agefi le 4.11.2019.

    L’enquête de N. Cianferoni, basée sur 78 entretiens réalisés auprès de dirigeants, de travailleuses et travailleurs de divers échelons hiérarchiques et de secrétaires syndicaux, met en évidence une réorganisation du travail à tous les échelons et interroge la place de la journée de travail dans notre société.

    Propos recueillis par Alain Max Guénette.

    Pourquoi une enquête sur la grande distribution?

    La grande distribution est un secteur emblématique de la consommation de masse et, de ce fait, elle se situe au cœur des changements sociétaux depuis plus d’un demi-siècle. Après avoir connu son apogée dans la période fordiste d’après-guerre, elle adopte rapidement les préceptes de la production flexible développés dans l’industrie automobile. Chaque magasin représente un segment de la production qui, au même titre que les fournisseurs, se trouve relié à une chaîne invisible où chaque produit circule juste-à-temps, nécessitant une mobilisation permanente du personnel pour assurer que le flux ne soit jamais interrompu. L’application des méthodes productives industrielles permet d’augmenter la productivité et d’accélérer la vitesse de roulement des marchandises. Il n’en reste pas moins que la relation avec la clientèle joue un rôle structurant dans l’activité. C’est la raison pour laquelle la grande distribution est aussi emblématique du développement des services dans les économies développées. Ce qui distingue la grande distribution des industries traditionnelles est la coexistence de deux flux tendus: l’un des client·e·s, l’autre des marchandises. Les restructurations mettent en jeu les deux temporalités spécifiques à l’un et à l’autre.