• Non classé

    Session plan: "Politicizing and Depoliticizing Work in the Contemporary Firm and Beyond"


    Congress of the Swiss Sociological Association 2019
    The Future of Work, 10-12 September 2019, University of Neuchâtel

    Call for papers is available on this blog (22.2.2019).

    Session 1: Wednesday 11.9.2019, 9 am – 10.30 pm
    Dominique Andolfatto, François Alfandari, Sophie Béroud, Jean-Philippe Tonneau

    Session 2: Wednesday 11.9.2019, 11 am – 12.30 am
    Monaco Lorenza, Aris Martinelli, Mendonca & Newsome, Andy Hodder

    Session 3: Thursday 12.9.2019, 9.30 am – 10.30 am
    Ivan Saisaulieu, Ibrahim Soysüren, Ben Kacem, Loïc Mazenc, Rania Karchoud

    Session 4: Thursday 12.9.2019, 11 am – 12.30 am
    Stefan Heeb, Birgit Peuker, Mendonca & Kongiannou, Blandine Barlet

  • Non classé

    The bike couriers mobilizations for social protection

    Mercoledì 27 marzo, ore 14.00 – Aula 210, Palazzo E
    Scuola universitaria professionale della Svizzera itaiana (SUPSI)
    Dipartimento economia aziendale, sanità e sociale

    Presentazione della conferenza:

    Nel corso degli ultimi dieci anni un mercato del lavoro informale e privo di diritti si è sviluppato nel settore della logistica con l’arrivo delle piattaforme digitali come Uber o Foodora. Il loro modello commerciale suscita scalpore perché è basato su una protezione sociale assente o limitata per i lavoratori e le lavoratrici. In Svizzera, la consegna in bicicletta di pasti o pacchi non soltanto è un esempio di queste nuove realtà, ma anche l’illustrazione di come la mobilitazione di diversi attori del settore (riders, sindacati e datori di lavoro già presenti sul mercato) siano all’avanguardia nell’ottenimento di tutele sociali e nell’instaurazione di un dialogo sociale. I relatori ne presenteranno una breve panoramica basandosi sui dati prodotti dal progetto di ricerca Gig economy and its Implications for Social Dialogue and Workers’ Protection finanziato dallo Swiss Network for Internatinal Studies (SNIS).

    Scaricare la locandina cliccando qui.

  • Non classé

    Call for Papers: "Politicizing and Depoliticizing Work in the Contemporary Firm and Beyond"


    Congress of the Swiss Sociological Association 2019
    The Future of Work, September 10-12, 2019

    The employment relation that emerged after World War II has undergone significant transformations in the present context of deep socioeconomical changes (transnationalization of capital, economic crisis, digitalization, etc.). Phenomena such as job precariousness, difficult working conditions and the increasing number of working poor become more relevant. In addition to this, the spatio-temporal boundaries between professional and private life are increasingly blurred. These challenges are sometimes tackled via individual arrangements, e.g. about the working time, in such cases a “depoliticizing” of work can be observed. However, counter-processes of “politicization” are also taking place in case of reactions – such as resistances or mobilizations – aimed to negotiated more broadly and collectively the issues linked with the employment relation. Those reactions can involve new actors and their scope depends on the country and/or the economic sector. This workshop questions the extent of such politicizing and depoliticizing processes in order to grasp their size, the issues and the involved actors. The workshop will be structured around three axes.

  • Non classé

    The reorganization of work and industrial labour process in retail

    Jeudi 4 avril 2019, 12h30-14h00
    (Université de Genève, Uni Mail, salle PM04)

    Intervenant: Nicola Cianferoni – SdS, UNIGE
    Discutant: Loïc Pignolo – SdS, UNIGE

    Entrée libre

    Dans la grande distribution, la réorganisation du travail repose sur les logiques traditionnellement à l’œuvre dans l’industrie. D’une part, on y trouve le modèle de la production flexible basée sur le paradigme du «juste-à-temps», ou du «flux tendu», consistant à réduire les stocks dans les entrepôts des magasins et à fluidifier autant que possible la circulation des marchandises. Ce qui distingue la grande distribution des secteurs industriels est toutefois la coexistence de deux flux tendus: l’un des marchandises, l’autre des clients. D’autre part, la gestion du personnel est de plus en plus stricte dans le but d’accroître la productivité et réduire les temps improductifs. De quelle manière cette réorganisation du travail permet de répondre à la crise de rentabilité des enseignes? Comment la compression de la masse salariale agit sur la flexibilité du temps de travail? La discussion porte sur les résultats d’une étude de cas sur deux enseignes de la grande distribution suisse. Les matériaux reposent sur 78 entretiens semi-directifs avec des salariés de toutes les fonctions hiérarchiques dans neuf magasins, des dirigeants et des secrétaires syndicaux. Ils ont été effectués dans le canton de Genève en 2012 et 2013.

  • Non classé

    Thesis Defense

    The redefinition of working time patterns. Tensions, negotiations and compromises around working time in the Swiss retail sector.

    Doctoral thesis

    Presented

    At the Faculty of Science of the Society of the University of Geneva

    By

    Nicola Cianferoni

    Monday 22 January 2018, University of Geneva, Uni-Mail, M 2150, 2.15 pm

    Composition of the Jury

    Prof. Michel Oris, University of Geneva, Head of the Jury
    Prof. Jean-Michel Bonvin, University of Geneva, Co-thesis Director
    Prof. Roland Pfefferkorn, University of Strasbourg, Co-thesis director
    Prof. Nicky Le Feuvre, University of Lausanne, Member of the Jury
    Prof. François-Xavier Devetter, Université de Lille, Member of the Jury

    Click here to download the official announcement

  • Non classé

    Social negotiation of working time: changes in its objects and configurations in the Swiss context

    Cet article fait partie du numéro 26 de la revue Négociations, qui consacre un dossier spécial à la thématique «Actualités de la négociation collective et du dialogue social».

    La contribution de Jean-Michel Bonvin, Nicola Cianferoni et Aris Martinelli étudie l’impact de la flexibilité temporelle sur les coordonnées de la négociation sociale dans le contexte suisse. Il s’agit notamment de voir à quel niveau – inter-organisationnel, intra-organisationnel ou interpersonnel – les diverses dimensions de cette flexibilité sont négociées et si les processus de décision prennent la forme d’une négociation distributive ou intégrative ou doivent au contraire être envisagés comme une prérogative des employeurs. Ces questions sont abordées à travers l’évocation de scènes ordinaires et d’épisodes conflictuels de négociation sociale au sein d’entreprises de l’industrie des machines et de la grande distribution.

    Téléchargez l’article de Jean-Michel Bonvin, Nicola Cianferoni et Aris Martinelli via la plateforme Cairn.info.

    Références complètes: Bonvin, J.-M., & Cianferoni, N. et Martinelli A. (2016).

    «La négociation sociale du temps de travail. Evolutions de ses objets et de ses configurations dans le contexte suisse», Négociations, n°26, 2016, pp. 41-53.

  • Non classé

    Review of the book: "L’allocation universelle. Nouveau label de précarité" (Matteo Alaluf)

    Note de lecture de l’ouvrage: Alaluf Mateo, L’allocation universelle. Nouveau label de précarité. Mons: Couleurs livres, 2014, p. 88.

    Les électeurs suisses devront se prononcer sur l’instauration d’une allocation universelle. L’aboutissement de l’initiative populaire «Pour un revenu de base inconditionnel», le 7 novembre 2013, représente un événement sans précédents. Voici la promesse de ses promoteurs: transformer la société de sorte à ce que chacun puisse travailler «librement». Pour atteindre cela, l’initiative propose de changr la constitution fédérale par l’adoption des articles suivants: «1. La Confédération veille à l’instauration d’un revenu de base inconditionnel; 2. Le revenu de base doit permettre à l’ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique; 3. La loi règle notamment le financement et le montant du revenu de base.»

    Aucun montant n’est précisé et sa fixation sera décidée le cas échéant par le parlement. Les promoteurs proposent néanmoins de le situer à 2500 francs par mois pour les adultes (soit l’équivalent de 41% du salaire médian de 6118 francs en 2012) et à 625 francs pour les enfants. Il est également utile de savoir, à titre indicatif, que le seuil de pauvreté est estimé à 2200 francs pour une personne seule [1], et que le syndicat UNIA avait proposé d’introduire un salaire minimum de 4000 francs par votation populaire en 2014.

    Sur leur site internet (http://inconditionnel.ch), les promoteurs de l’allocation universelle estiment que même fixé à 2500 francs, celle-ci permettra une existence inconditionnellement garantie en Suisse à l’horizon de 2050. «Avec ou sans activité lucrative, riche ou pauvre, en santé ou malade, seul ou vivant en communauté, peu importe. Pour la plupart des gens, le revenu de base ne signifie pas de l’argent supplémentaire, mais remplace le revenu existant. C’est l’inconditionnalité qui constitue la nouveauté.» Une sorte de révolution lente et silencieuse serait donc attendue pour les années à venir. Les mécanismes économiques et sociaux à même de permettre une telle transformation sociale restent à présents mystérieux.

    L’ouvrage L’allocation universelle. Nouveau label de précarité de Mateo Alaluf déconstruit ces promesses pour dévoiler ce qu’il estime être la véritable nature de l’allocation universelle: une machine de guerre contre l’Etat social et un facteur permettant une dérégulation massive du marché du travail. Un compte-rendu de cet ouvrage est certainement utile pour le débat en Suisse, où certains milieux de la gauche pourraient être séduits par cette initiative.

  • Non classé

    Working time: the Capital on the offensive

    Article paru dans le bimensuel Services publics le 11 décembre 2015.

    Analyse – Dans le public comme le privé, les employeurs veulent pousser plus loin l’augmentation et la flexibilisation de la journée de travail. Dans ce contexte, la grève de la fonction publique genevoise revêt un aspect exemplaire.

    SSP20_01-08Au XIXe siècle, lorsqu’un nombre croissant d’hommes, de femmes et d’enfants travaillent dans l’industrie naissante, les journées de travail s’allongent considérablement par rapport à l’Ancien Régime. En même temps, le temps de travail tend à se dissocier des rythmes biologiques tout en devenant de plus en plus intense. Les patrons imposent aux ouvriers une discipline tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des usines. En Suisse, la journée de travail varie généralement entre 15 et 16 heures, dans des conditions hygiéniques épouvantables. La limitation de la durée légale du travail n’intervient qu’après plusieurs décennies de luttes ouvrières. Les cantons suisses sont pionniers à l’échelle internationale dans l’adoption de lois sur le travail. Glaris est le premier à inscrire en 1864 une limite journalière de 12 heures pour tout adulte travaillant dans l’industrie. En 1877, la première Loi fédérale sur le travail dans les fabriques limite la journée de travail à 11 heures (10 le samedi). Une nouvelle diminution légale de la durée du temps de travail intervient au niveau fédéral avec la limitation de la journée de travail à 10 heures en 1914, puis de la semaine à 48 heures en 1919. [1]

  • Non classé

    The issues around the increase in working time in the Geneva public service

    Cet entretien paraît dans le journal Le Courrier du 10 novembre 2015 à propos du passage de quarante à quarante-deux heures de travail hebdomadaires pour les fonctionnaires, réclamé par le Conseil d’État du Canton de Genève. Ce même jour se déroule en effet une grève de la fonction publique genevoise contre cette mesure.

    Le Courrier, 10.11.2015, p. 3

    Qu’implique pour vous l’augmentation du temps de travail préconisée?
    Nicola Cianferoni: Il s’agit d’une remise en question d’acquis sociaux. En effet, parvenir à ces quarante heures hebdomadaires a nécessité un chemin long et conflictuel qui remonte au XIXe siècle. Aujourd’hui, cette augmentation s’inscrit dans une tendance globale où les salariés sont contraints de travailler plus, et plus longtemps, comme en témoigne l’élévation de l’âge de la retraite, l’offensive contre les trente-cinq heures en France, etc.

    Quel impact aura une telle mesure sur le marché du travail?
    L’État participe à la production de normes sur la durée du temps de travail puisqu’il est le plus grand employeur du canton. Il fixe des standards qui se répercutent sur la société. Dans le cas présent, il institutionnalise une hausse du temps de travail qui a déjà eu lieu dans certains secteurs du privé, bien qu’à titre exceptionnel. Cette décision pourrait aussi influencer les autres cantons, qui imiteraient l’exemple genevois.

    À quelles conditions une telle hausse pourrait-elle être efficace?
    Augmenter le temps de travail oblige à réorganiser les tâches, lorsque les départs ne sont plus remplacés par des engagements. Autrement, cela n’est d’aucune utilité. Le travail des fonctionnaires deviendra alors plus intense, tandis que la qualité des services sera susceptible de se dégrader.

    Quel pourrait être l’impact sur le taux d’absentéisme?
    Il sera susceptible d’augmenter pour deux raisons. D’une part, le surcroît de fatigue provoqué par l’intensification du temps de travail augmente les risques pour la santé. D’autre part, l’absentéisme peut exprimer une forme de résistance individuelle. Cette forme de contestation silencieuse apparaît lorsque les travailleurs ne parviennent pas à engager une protestation collective.

    Pourriez-vous malgré tout trouver un avantage à cela? (1)
    Le seul avantage serait que la hausse débouche sur une baisse d’impôts. Encore faudrait-il savoir qui en seraient les bénéficiaires. Pour les salariés, à part cette hypothétique conséquence, je ne vois aucun avantage. Ici, le patronat est le seul gagnant.

    Quels seraient les effets sur la vie privée?
    Ils seraient nombreux et variés. Par exemple, la prise en charge des enfants devrait être améliorée en élargissant les horaires des crèches ou des parascolaires. Il faudra également être attentif à ne pas accentuer un partage du travail domestique défavorisant davantage les femmes. Le temps dédié aux loisirs personnels sera également amoindri, ce qui peut créer des dégâts en termes de bien-être.

    En résumé, pour la majorité des gens, le travail occupe un temps important. De ce fait, un changement dans ce domaine a un impact sur la société en général.
    ___

    (1) Ce passage ne reflète pas la version du texte remis à la journaliste et dénature abusivement mon opinion. Je tiens donc à reporter ici la version originale de ce passage. (NC)

    Pourriez-vous malgré tout trouver un avantage à cela? Une hausse des heures ne permettrait-elle pas une baisse d’impôts pour les salariés?
    «Encore faudrait-il savoir qui en seraient bénéficiaires et pour quels montants. Mais à quel prix? Je ne vois aucun avantage pour les salariés. Bien au contraire. Les employeurs pourraient s’inspirer de cette mesure pour relever le temps de travail dans les entreprises. Ici, seuls les patrons sont gagnants.»

  • Non classé

    Review of: “Strike for America. Chicago teachers against austerity, work”, written by Micah Uetricht

    Strike_for_America-128a0e9e897493bdee9ae3581ceabac0Note de lecture publiée dans la revue Les Mondes du Travail, n°15, 2015.

    Micah Uetricht, Strike for America. Chicago Teachers Against Austerity, London & New York, Verso, 2014, p. 135.

    Les attaques contre l’éducation publique étaient particulièrement virulentes aux États-Unis au cours des dix dernières années. La ville de Chicago, où le mouvement syndical est traditionnellement fort, est à l’avant-garde de ces attaques. Pourtant, c’est là aussi que les politiques néolibérales rencontrent la résistance la plus forte. Dans un ouvrage qui ne mobilise pas explicitement un appareil théorique, Micah Uetricht, journaliste engagé, revient sur la grève des enseignants qui en 2012 a fait la une des titres de presse étasuniens. Il y défend l’idée que l’appui des usagers est indispensable – quoique pas suffisant – pour qu’une lutte puisse être victorieuse dans le secteur des services publics.